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Serge Gainsbourg, père du reggae français ?
Sur le plan chronologique, son rôle est incontestable. Avec quelques longueurs d’avance (1979), il avait réalisé que les rythmes jamaïcains avaient leur place dans le paysage musical français. Par l’intermédiaire de la maison de disques de Bob Marley, il contacte les I Threes, choristes des Wailers, ainsi que Sly Dunbar et Robbie Shakespeare. A Kingston, l’accueil des musiciens est assez froid, mais tout change lorsqu’ils apprennent que celui qu’ils accompagnent est l’auteur de "Je t’aime moi non plus", le seul titre de la chanson française qu’ils connaissent. En une semaine, les 10 morceaux sont terminés.
"Pour moi, c’est le meilleur album reggae fait par un non-Jamaïcain", lâche sans hésitation Sly Dunbar. En France, le public lui donne raison, "Aux armes et caetera" s’écoule à un million d’exemplaires et permet à Gainsbourg d’occuper, pour la première fois de sa carrière, la tête des hits parades.
Bertrand Lavaine
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Serge Gainsbourg, père du reggae français ?
Sur le plan chronologique, son rôle est incontestable. Avec quelques longueurs d’avance (1979), il avait réalisé que les rythmes jamaïcains avaient leur place dans le paysage musical français. Par l’intermédiaire de la maison de disques de Bob Marley, il contacte les I Threes, choristes des Wailers, ainsi que Sly Dunbar et Robbie Shakespeare. A Kingston, l’accueil des musiciens est assez froid, mais tout change lorsqu’ils apprennent que celui qu’ils accompagnent est l’auteur de "Je t’aime moi non plus", le seul titre de la chanson française qu’ils connaissent. En une semaine, les 10 morceaux sont terminés.
"Pour moi, c’est le meilleur album reggae fait par un non-Jamaïcain", lâche sans hésitation Sly Dunbar. En France, le public lui donne raison, "Aux armes et caetera" s’écoule à un million d’exemplaires et permet à Gainsbourg d’occuper, pour la première fois de sa carrière, la tête des hits parades.
Bertrand Lavaine
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